Le périnée et les abdominaux.

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L’incontinence chez la sportive est de 30 à 38%. La course à pieds étant le sport le plus pourvoyeur  avec 38% de sportive incontinente. L’hyperpression intra-abdominale est facteur de risque de la survenue de troubles de la statique pelvienne. Les facteurs responsables de son augmentation sont nombreux : hypertonicité abdominale, sollicitation répétée des abdominaux, efforts violents, brefs, intenses avec des pics de pression, activités à fort impact comme les sauts, la course, musculation avec le soulevé de poids…

Les abdominaux augmenteraient la pression intra-abdominale notamment leur travail en course interne ainsi que leur contraction en mode concentrique. Lors de l’inspiration, il y a l’abaissement du diaphragme responsable d’une poussée des viscères vers le bas. En parallèle, la sangle abdominale se relâche et l’abdomen gonfle. Lors de l’expiration, il y a un relâchement des muscles inspirateurs principaux dont le diaphragme qui reprend sa position initiale.

La descente du diaphragme pousse les viscères en direction du périnée et ce d’autant plus que la sangle abdominale est hypertonique ou en contraction.

A terme ceci pourrait être un facteur de risque de prolapsus (descente d’organes), de fragilisation du périnée voir même d’incontinence. La prévention des troubles de la statique pelvienne lors de l’activité sportive passe par différents moyens.

Pour les raisons détaillées ci-dessus, il est essentiel d’expirer lors des efforts et d’associer la contraction périnéale lors de l’effort physique. Plus la cage thoracique reste ample lors des exercices d’abdominaux moins la pression devrait s’élevée. On ne peut se passer d’une bonne sangle abdominale ni d’une bonne statique pelvienne. Il faudra alors trouver un bon équilibre entre les deux pour éviter les troubles pelvi-périnéaux.

Lors de la pratique des exercices d’abdominaux « classiques », on demandera à l’athlète d’expirer lors de l’effort et d’y associer une contraction périnéale. On lui conseillera également de maintenir sa cage thoracique la plus haute possible et la plus ouverte possible tout en réalisant un auto-grandissement durant l’effort physique.

 

Inutile donc de dire que la majorité des exercices réalisés en pratique courante pourraient être générateur de troubles pelvi-périnéaux : les crunchs, les relevés ou enroulés du buste, les extensions abdominales, les décollés du bassin, les relevés de jambe…

Incontinencedeffort

Pilates, par l’auto grandissement, le travail isométrique et la priorité de la stabilité pelvienne, propose un travail abdominal qui n’augmenterait pas la pression intra-abdominale et favoriserait même le travail du plancher pelvien.

 

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